Retour au Café-Concert
Couple gueux, Bibis, Aveu de la faute, Comment on s’aime, Culs terreux, Le gas qu’a perdu l’esprit, Sus l’trimard... ces titres de chansons sont ceux d’un Paris oublié qui reviendra à la vie le temps d’un concert.

Le Musée et le Conservatoire à rayonnement départemental Claude Debussy de la ville de Saint-Germain-en-Laye vous propose de redécouvrir l’expérience disparue des cafés-concerts de la Belle-Epoque.
À l’origine de ce concert, il y a la redécouverte d’une série de partitions illustrées par H.G. Ibels et retrouvées dans les archives de la Bibliothèque nationale de France, pour certaines non-jouées depuis plus de cent ans, et exposées dans l’exposition H.G.Ibels, un nabi engagé que la classe de chant lyrique du conservatoire a ramené à la vie. Registre disparu d’un art populaire et social dépeignant souvent les réalités truculentes de la vie quotidienne, le café-concert vous plongera dans les entrailles du Paris des romans de Zola.
Le billet du concert donne également accès à l’exposition H.G.Ibels, un nabi engagé tout au long de la journée. L’exposition regorge de références au café-concert et sa visite est fortement encouragée pour profiter pleinement du spectacle.
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Informations pratiques :
Date : Dimanche 22 février - 15h30-16h30
Tarif : 15€
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La classe de chant du conservatoire à rayonnement départemental Claude Debussy est composée d’une dizaine de chanteurs étudiants, suivant le cursus de chant lyrique proposé en trois cycles, dont le troisième cycle professionnalisant qui est récompensé par le DEM, le diplôme d’études musicales. Le répertoire abordé lors des études est essentiellement partagé entre d’un côté le concert avec le Lied et la mélodie (œuvres pour un chanteur et un pianiste composées sur un poème) et de l’autre la scène avec l’opéra et l’opéra-comique (pièces de théâtre chantées par des solistes et un chœur accompagnés d’un orchestre).
Le travail technique du chanteur consiste à développer une résonnance brillante et homogène de la voix sur toutes les voyelles et toute la tessiture, afin que le timbre porte loin dans une salle, sans micro, ainsi qu’à lier les notes et les mots dans un même souffle, stable et posé, dans une recherche de la phrase « legato » propre au bel canto, le beau chant italien. Par ce savoir-faire de la mise en vibration du corps, le chanteur trouve son identité vocale, puis par un élancement et un engagement physiques, ainsi que par une expressivité du mot, de la face et des gestes, il crée sa dimension d’artiste interprète.
Les chanteurs bénéficient du soutien d’un pianiste accompagnateur spécialisé dans le répertoire vocal, appelé chef de chant, lequel peut jouer des réductions de partitions d’orchestre au piano, et aussi adapter en les transposant des mélodies dans des tonalités idéales à chaque voix.








