Portrait d’Alice Sèthe
Portrait d’Alice Sèthe, Théo Van Rysselberghe, 1888, huile sur toile, 195 x 98 cm.
Sous un éclairage subtil, les objets du décor, la robe, et surtout le visage d’Alice Sèthe semblent naître d’un savant brouillard. Ce portrait est le premier pour lequel Théo Van Rysselberghe applique la technique néo-impressionniste, qu’il a découverte en 1886 avec le tableau de Seurat « La Grande Jatte » et qu’il a peu à peu adoptée.
Le procédé divisionniste (ou pointilliste) juxtapose sur la toile de petites touches de tons purs. Le mélange des couleurs ne s’opère plus sur la palette du peintre mais dans l’œil du spectateur. Cette précision scientifique n’exclut nullement la recherche de vérité intérieure et de ressemblance avec le modèle. Théo Van Rysselberghe demeure l’un des très rares artistes qui ont mis cette technique au service du portrait.




