Paravent aux lapins
Paravent aux lapins, Pierre Bonnard, vers 1902, huile sur papier.
© ADAGP, Paris 2010.
Introduire l’art dans la vie de tous les jours est l’une des grandes aspirations des nabis, qui ont ainsi réalisé des décors, des meubles et des objets. Ce paravent de Bonnard en est un exemple, qui témoigne aussi d’une influence japonaise.
Composition originale, le paravent aux lapins évoque les thèmes de la fécondité et de l’érotisme. Sur un fond gris argenté déferle une vague gris foncé. La partie inférieure du paravent est d’esprit nabi. Esquissés avec un maximum de vivacité et un minimum de moyens, des lapins espiègles folâtrent et se poursuivent d’un panneau à l’autre.
Dans la partie haute, qui annonce la deuxième phase de la peinture de Bonnard, des médaillons sur un fond gris sombre font alterner des scènes mythologiques avec des paysages décoratifs. En trois séquences, un faune surprend une nymphe endormie, puis il l’enlace et l’emporte dans ses bras.



