Saint Sébastien
Saint Sébastien, Jan Verkade, 1892, Tempera sur carton.
En 1892, Jan Verkade séjourne en Bretagne et va se convertir au catholicisme. Pour la première fois, il aborde dans sa peinture un thème religieux et il tente de concilier son penchant artistique pour le synthétisme avec sa quête de plénitude spirituelle. Il s’agit d’un tournant dans sa vie et dans son œuvre puisqu’il entre peu après dans un monastère et se tourne alors vers la décoration religieuse.
Loin des représentations habituelles du martyre de saint Sébastien, l’artiste s’inspire de son entourage et des paysages familiers du Pouldu. Le jeune Breton qu’il peint ne semble pas dérangé dans sa contemplation rêveuse d’un invisible au-delà par les flèches qui le transpercent. L’expression paisible qui se lit sur son visage renvoie à une foi dans une autre vie.
Par la simplicité du style, le jeu de couleurs restreint, la prépondérance des aplats et les cernes cloisonnistes, Verkade rejoint ses amis de Pont-Aven et du groupe des nabis.



