Louise ou La Servante bretonne
Louise ou La Servante bretonne, Paul Sérusier, 1890, huile sur toile.
Ce portrait est celui d’une servante de la pension Gloanec à Pont-Aven, où séjourna Sérusier. L’attitude de Louise est hiératique, entre rêve et réalité. Sa mise austère correspond à l’humble travail qui est son lot et ses mains sont jointes dans un geste familier sur son tablier. Au mur, un petit tableau représentant un paysage fait comme une fenêtre ouverte sur la campagne.
C’est une scène de son époque que l’artiste s’est efforcé de rendre éternelle, par la simplification de la couleur et des lignes et par la solidité de la construction du tableau. Une palette réduite et l’harmonie des couleurs posées en larges aplats contenus par un trait, l’alignement rythmique de formes répétées et l’utilisation des lois de la géométrie, créent toute une atmosphère. Le spectateur se trouve plongé dans un monde de présence silencieuse où l’austérité s’allie à la grâce et où s’expriment des sentiments simples et pudiques.



