Bretonnes au goémon
Bretonnes au goémon, Émile Bernard, 1888, gouache et fusain sur carton, 27,8 x 41,2 cm.
© ADAGP, Paris 2010
Avec des moyens volontairement réduits à l’essentiel et en s’attachant au style plus qu’aux objets, Émile Bernard suggère dans ce tableau un monde d’immobilité et de silence.
Formes et couleurs sont simplifiées dans une vision synthétique. Les silhouettes des Bretonnes et le tas de goémon se rapprochent de formes géométriques, un trait marque l’horizon sur la mer. Le cerne qui entoure les aplats de couleurs et relie ces masses entre elles donne son unité à la composition, fondée sur l’alignement rythmé de formes répétées.
Le peintre dégage l’esprit de la scène pour en faire une allégorie de l’attente, où seul le vapeur au loin bouge. Illustration du symbolisme pictural, ce tableau a été peint lors d’un séjour à Pont-Aven où l’artiste a retrouvé Paul Gauguin.




